Station Victoria: enfin en poche!
Anne Cuneo n’en était pas à son coup d’essai lorsqu’elle publia, en 1989, Station Victoria . Jusque-là ses écrits étaient surtout des témoignages engagés sur les sujets qui lui tenaient à cœur tels que l’immigration, la psychanalyse ou la maladie. Ce livre, présenté comme un journal, est en fait son véritable «premier roman» .
L’histoire se déroule au début des années 50 et met en scène une adolescente intrépide, Amalia, qui débarque à Londres sans un sou en poche avec pour seule richesse dix mots d’anglais. À sa descente du train, elle rencontre une bonne fée: Victoria Brown. Cette aristocrate octogénaire, suffragette des années 1900, tout en faisant l’éducation intellectuelle, artistique et sentimentale d’Amalia, revivra un passé flamboyant et retrouvera le goût de vivre.
Ce roman nous plonge dans une ambiance très british – champs de course, pubs et jeux de fléchettes, Shakespeare et Turner – à l’univers sonore daté par le rock n’roll, Elvis Presley, Fats Domino, Miles Davis, Montand, Brel.
Depuis Station Victoria, Anne Cuneo a signé beaucoup d’autres beaux livres et sans doute plus aboutis, nous pensons en particulier au Trajet d’une rivière et à Multiple splendeur aussi au Maître de Garamond, un pur chef-d’œuvre ouvrant sur l’humanisme. Mais l’aventure d’Amalia est un roman jeune, heureux, drôle, habité par des personnages de tous les jours et pourtant hors du commun, un roman poétique, dans le sens où la poésie loin d’être une construction formelle est cette indicible graine de rêve que chacun porte en soi.
Aujourd’hui, Station Victoria, a rejoint la famille des camPoche (la collection des livres de poche de Bernard Campiche) Ce qui n’est rien moins qu’une consécration.
Station Victoria
Revue de presse2
Station Victoria: enfin en poche!
Anne Cuneo n’en était pas à son coup d’essai lorsqu’elle publia, en 1989, Station Victoria . Jusque-là ses écrits étaient surtout des témoignages engagés sur les sujets qui lui tenaient à cœur tels que l’immigration, la psychanalyse ou la maladie. Ce livre, présenté comme un journal, est en fait son véritable «premier roman» .
L’histoire se déroule au début des années 50 et met en scène une adolescente intrépide, Amalia, qui débarque à Londres sans un sou en poche avec pour seule richesse dix mots d’anglais. À sa descente du train, elle rencontre une bonne fée: Victoria Brown. Cette aristocrate octogénaire, suffragette des années 1900, tout en faisant l’éducation intellectuelle, artistique et sentimentale d’Amalia, revivra un passé flamboyant et retrouvera le goût de vivre.
Ce roman nous plonge dans une ambiance très british – champs de course, pubs et jeux de fléchettes, Shakespeare et Turner – à l’univers sonore daté par le rock n’roll, Elvis Presley, Fats Domino, Miles Davis, Montand, Brel.
Depuis Station Victoria, Anne Cuneo a signé beaucoup d’autres beaux livres et sans doute plus aboutis, nous pensons en particulier au Trajet d’une rivière et à Multiple splendeur aussi au Maître de Garamond, un pur chef-d’œuvre ouvrant sur l’humanisme. Mais l’aventure d’Amalia est un roman jeune, heureux, drôle, habité par des personnages de tous les jours et pourtant hors du commun, un roman poétique, dans le sens où la poésie loin d’être une construction formelle est cette indicible graine de rêve que chacun porte en soi.
Aujourd’hui, Station Victoria, a rejoint la famille des camPoche (la collection des livres de poche de Bernard Campiche) Ce qui n’est rien moins qu’une consécration.
Que voilà une bonne idée de rééditer en camPoche ce premier roman d’Anne Cuneo. Il se passe en Angleterre et la première version est écrite en anglais. Traduite ensuite en français par l’auteur elle-même, elle est retravaillée et affinée.
Cela ressemble à un roman anglais, avec une multitude de personnages, des événements inattendus et une intrigue dont l’intérêt ne se dément jamais. Amalia, petite Italienne de quatorze ans, orpheline d’un père assassiné et abandonnée par une mère qui passe sa vie dans les casinos, débarque à Londres après avoir fui les orphelinats où elle a passé une triste enfance. Elle pleure, seule avec une valise plus lourde qu’elle. Et là apparaît Miss Bee, une très vieille dame qui, considérant que sa vie n’a plus de sens, s’apprête à en finir. S’occuper de l’enfant, lui apprendre à dépasser les moments difficiles, à ne jamais se résigner, à se libérer de l’empreinte néfaste de sa mère redonne à Miss Bee une raison de vivre. Une grande affection les unira et elles feront ensemble un bout de chemin.
L’auteur a choisi un style léger, jeune puisque Amalia est censée raconter ses souvenirs à dix-neuf ans. C’est facile à lire, mais il y a une grande profondeur de pensées et de sentiments. À la fois, elle nous montre combien sont précieux les souvenirs et les connaissances de cette invraisemblable vieille dame, qui fut suffragette et s’est même mesurée à Churchill. D’autre part, elle met en valeur aussi le courage et la personnalité de l’adolescente qui s’acharne à trouver un sens à sa vie sans jamais s’en laisser conter.
Commencez ce livre et je vous défie bien de l’abandonner en cours de lecture!
Que voilà une bonne idée de rééditer en camPoche ce premier roman d’Anne Cuneo. Il se passe en Angleterre et la première version est écrite en anglais. Traduite ensuite en français par l’auteur elle-même, elle est retravaillée et affinée.
Cela ressemble à un roman anglais, avec une multitude de personnages, des événements inattendus et une intrigue dont l’intérêt ne se dément jamais. Amalia, petite Italienne de quatorze ans, orpheline d’un père assassiné et abandonnée par une mère qui passe sa vie dans les casinos, débarque à Londres après avoir fui les orphelinats où elle a passé une triste enfance. Elle pleure, seule avec une valise plus lourde qu’elle. Et là apparaît Miss Bee, une très vieille dame qui, considérant que sa vie n’a plus de sens, s’apprête à en finir. S’occuper de l’enfant, lui apprendre à dépasser les moments difficiles, à ne jamais se résigner, à se libérer de l’empreinte néfaste de sa mère redonne à Miss Bee une raison de vivre. Une grande affection les unira et elles feront ensemble un bout de chemin.
L’auteur a choisi un style léger, jeune puisque Amalia est censée raconter ses souvenirs à dix-neuf ans. C’est facile à lire, mais il y a une grande profondeur de pensées et de sentiments. À la fois, elle nous montre combien sont précieux les souvenirs et les connaissances de cette invraisemblable vieille dame, qui fut suffragette et s’est même mesurée à Churchill. D’autre part, elle met en valeur aussi le courage et la personnalité de l’adolescente qui s’acharne à trouver un sens à sa vie sans jamais s’en laisser conter.
Commencez ce livre et je vous défie bien de l’abandonner en cours de lecture!