Igor

Auteur
Genre
Roman
Année de parution
1998
ISBN
2-88241-082-4
Nb. de pages
140

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Revue de presse
2

…Antonin Moeri réussit avec Igor un tour de force. Il rend passionnant un récit sans linéarité, au mépris des repères habituels. Au-delà même du «nouveau roman», il procède par touche, sans description ni précision inutiles, avec un flou narratif qui laisse les événements en constant décalage. Son roman est une élégante évocation des errances, des doutes et des fuites d’un homme qui peine à accepter son existence et a fait de la distanciation un principe de vie.

…Antonin Moeri réussit avec Igor un tour de force. Il rend passionnant un récit sans linéarité, au mépris des repères habituels. Au-delà même du «nouveau roman», il procède par touche, sans description ni précision inutiles, avec un flou narratif qui laisse les événements en constant décalage. Son roman est une élégante évocation des errances, des doutes et des fuites d’un homme qui peine à accepter son existence et a fait de la distanciation un principe de vie.

Éric Bulliard
La Gruyère

Dans les bureaux le progrès n’arrête pas: mutations, restructurations. Soyez plus rentable. Mais comment? Igor l’ignore. Naturellement: «Vous pouvez rejoindre la horde des malades décidés à ne plus jouer leur rôle»; folie, sectes, drogue.
Plutôt: tenir. Et voir dans cette crise l’occasion de découvrir «une parole qui soit nôtre». Igor s’examine, se parcourt; retrouve des sensations anciennes, décisives, fait le tour de ses affections…
Igor n’agit pas: il se prépare pour autre chose. Concentration, sous la dérive apparente. Le désarroi renferme, en fin de compte, un secret bonheur. «Son attente est une rhapsodie que nul ne perçoit dans la cacophonie des contraintes inexorables.»
Pour raconter cet instant de rupture dans la vie d’un employé moderne, il fallait un roman bref, immobile et rapide à la fois, un point tourbillonnant, avec des plans qui se multiplient, et une écriture qui s’ouvre, pour mieux les lui renvoyer, aux dissonances diverses de notre époque technocratique.

Dans les bureaux le progrès n’arrête pas: mutations, restructurations. Soyez plus rentable. Mais comment? Igor l’ignore. Naturellement: «Vous pouvez rejoindre la horde des malades décidés à ne plus jouer leur rôle»; folie, sectes, drogue.
Plutôt: tenir. Et voir dans cette crise l’occasion de découvrir «une parole qui soit nôtre». Igor s’examine, se parcourt; retrouve des sensations anciennes, décisives, fait le tour de ses affections…
Igor n’agit pas: il se prépare pour autre chose. Concentration, sous la dérive apparente. Le désarroi renferme, en fin de compte, un secret bonheur. «Son attente est une rhapsodie que nul ne perçoit dans la cacophonie des contraintes inexorables.»
Pour raconter cet instant de rupture dans la vie d’un employé moderne, il fallait un roman bref, immobile et rapide à la fois, un point tourbillonnant, avec des plans qui se multiplient, et une écriture qui s’ouvre, pour mieux les lui renvoyer, aux dissonances diverses de notre époque technocratique.

Laurent Schneider
Coopération