Les Illusions

Genre
Roman
Année de parution
2012
ISBN
978-2-88241-307-9
Nb. de pages
120

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Revue de presse
4

Pensée en fragment et désillusions

Pensée en fragment et désillusions
La vie, la vraie vie, tout ce qu’on croit voir et ressentir, est posé délicatement dans ces pages. Ce sont là des éclats de tout, des bribes de pensées, des morceaux de choses choquantes, blessantes mais surtout vivantes. Le résultat est troublant: le lecteur se trouve pris entre des courants antagonistes, des questionnements brefs mais profonds tels que l’absurdité de la société de consommation ou la dureté de la sexualité. Il semblerait que cette vie d’illusions soit beaucoup plus simple que ce que l’on en dit: la mort n’est finalement que deux ondes de chocs, les rencontres sont d’une simplicité pathétique, vaines et ne mènent à rien.
Le manque de structure et d’uniformité de l’ouvrage conduit à des «flash» de questionnement. Le mélange des styles rend le tout plutôt étrange et le lecteur se sent quelque peu décontenancé par cette réalité alternative. Cependant, les thématiques volatiles correspondent au style choisi: un poème pour un amour passionné, un dialogue pour une nouvelle rencontre, un titre pour une ouverture sur un monde de pensée infini. À l’évidence, la spontanéité et l’instant volé guident le parcours du lecteur et amusent le narrateur, qui joue des mots, les manipule, les inverse, les lie puis les délie. La réalité, la société et la publicité nous mentent et c’est là tout l’enjeu de ces illusions nourries au nom de la rêverie et de la poésie.
Il semblerait que le passé et le présent obsèdent l’auteur. Un culte de l’instant est continuellement sous-jacent: «On a tous en trente-deux ans sauf ceux qui sont morts avant et ceux qui sont morts après et qui ne sont plus là pour se souvenir.» L’éphémère se transforme en dieu et la nostalgie en muse cruelle: le temps trace ses sillons dans la vie de l’homme mais la mort est si peu de chose. Un corps endormi qui ne se réveillera pas, un vide simple et complet: «Je ne constate plus que les souvenirs ne sont rien», ainsi va la vie, sans teinte aucune de tragédie mais plutôt avec une pointe de délivrance et de sérénité retrouvée. Le hasard guide les rencontres, les séparations et les dialogues préfabriqués. Autant d’instants incongrus, insaisissables et brillants d’une lueur neuve adoucie par de tendres réflexions: «Le monde a surtout ceci de mystérieux de qu’il a d’explicable.»
La société de consommation prend une place prépondérante dans l’analyse. En effet, des répliques publicitaires s’intercalent entre deux instants poétiques, une recette de cuisine macabre, un concours pour les enfants dérivé en provocation. C’est l’absurde de notre nouvelle culture que cela tends à démontrer: consommer toujours plus, le sexe pour le sexe, la zoophilie, les images impudiques exposées aux enfants, les jeux employés par les sociétés pour faire consommer à tout prix: «Désirez-vous vivre avec une dentition d’une blancheur éclatante?», sans cesse une page de publicité se tourne. Même le système judiciaire semble corrompu en formant des agents incompréhensifs et agressifs, conditionnés dans la rapidité et l’efficacité: un interrogatoire revêt des airs d’accusation sans preuve et aboutit à la signature d’aveux par la force.
Au fil du texte, la recherche de la terre promise, du nirvana, s’intensifie. Les rêves se façonnent et créent une société utopique faite de fleurs, d’herbe, d’amour et de tranquillité. Bien loin de l’absurdité du monde et de la ville, de la soumission d’hommes à d’autres hommes, de cette hiérarchie informelle qui ronge l’égalité. «Oh! les idées ultimes, absolues! Elles seules peuvent être vraies parce qu’elles sont comme les choses absolues. Car si les choses n’étaient pas absolues, elles ne seraient pas ce qu’elles sont mais l’idée qu’on s’en fait.»

Pensée en fragment et désillusions

Pensée en fragment et désillusions
La vie, la vraie vie, tout ce qu’on croit voir et ressentir, est posé délicatement dans ces pages. Ce sont là des éclats de tout, des bribes de pensées, des morceaux de choses choquantes, blessantes mais surtout vivantes. Le résultat est troublant: le lecteur se trouve pris entre des courants antagonistes, des questionnements brefs mais profonds tels que l’absurdité de la société de consommation ou la dureté de la sexualité. Il semblerait que cette vie d’illusions soit beaucoup plus simple que ce que l’on en dit: la mort n’est finalement que deux ondes de chocs, les rencontres sont d’une simplicité pathétique, vaines et ne mènent à rien.
Le manque de structure et d’uniformité de l’ouvrage conduit à des «flash» de questionnement. Le mélange des styles rend le tout plutôt étrange et le lecteur se sent quelque peu décontenancé par cette réalité alternative. Cependant, les thématiques volatiles correspondent au style choisi: un poème pour un amour passionné, un dialogue pour une nouvelle rencontre, un titre pour une ouverture sur un monde de pensée infini. À l’évidence, la spontanéité et l’instant volé guident le parcours du lecteur et amusent le narrateur, qui joue des mots, les manipule, les inverse, les lie puis les délie. La réalité, la société et la publicité nous mentent et c’est là tout l’enjeu de ces illusions nourries au nom de la rêverie et de la poésie.
Il semblerait que le passé et le présent obsèdent l’auteur. Un culte de l’instant est continuellement sous-jacent: «On a tous en trente-deux ans sauf ceux qui sont morts avant et ceux qui sont morts après et qui ne sont plus là pour se souvenir.» L’éphémère se transforme en dieu et la nostalgie en muse cruelle: le temps trace ses sillons dans la vie de l’homme mais la mort est si peu de chose. Un corps endormi qui ne se réveillera pas, un vide simple et complet: «Je ne constate plus que les souvenirs ne sont rien», ainsi va la vie, sans teinte aucune de tragédie mais plutôt avec une pointe de délivrance et de sérénité retrouvée. Le hasard guide les rencontres, les séparations et les dialogues préfabriqués. Autant d’instants incongrus, insaisissables et brillants d’une lueur neuve adoucie par de tendres réflexions: «Le monde a surtout ceci de mystérieux de qu’il a d’explicable.»
La société de consommation prend une place prépondérante dans l’analyse. En effet, des répliques publicitaires s’intercalent entre deux instants poétiques, une recette de cuisine macabre, un concours pour les enfants dérivé en provocation. C’est l’absurde de notre nouvelle culture que cela tends à démontrer: consommer toujours plus, le sexe pour le sexe, la zoophilie, les images impudiques exposées aux enfants, les jeux employés par les sociétés pour faire consommer à tout prix: «Désirez-vous vivre avec une dentition d’une blancheur éclatante?», sans cesse une page de publicité se tourne. Même le système judiciaire semble corrompu en formant des agents incompréhensifs et agressifs, conditionnés dans la rapidité et l’efficacité: un interrogatoire revêt des airs d’accusation sans preuve et aboutit à la signature d’aveux par la force.
Au fil du texte, la recherche de la terre promise, du nirvana, s’intensifie. Les rêves se façonnent et créent une société utopique faite de fleurs, d’herbe, d’amour et de tranquillité. Bien loin de l’absurdité du monde et de la ville, de la soumission d’hommes à d’autres hommes, de cette hiérarchie informelle qui ronge l’égalité. «Oh! les idées ultimes, absolues! Elles seules peuvent être vraies parce qu’elles sont comme les choses absolues. Car si les choses n’étaient pas absolues, elles ne seraient pas ce qu’elles sont mais l’idée qu’on s’en fait.»

Pauline Rais
Les Lettres et les Arts

De bric et de Blok

De bric et de Blok
Petit recueil de poésie qui n’en est pas un: c’est un «roman difforme» selon l’auteur. Des mots décousus, des images dépareillées, des sentiments opposés. Et un ensemble en savoureuse barbe à papa, à picorer quand l’envie s’en ressent, au hasard des humeurs et du temps. Pour les gueules de bois, un «petit bonhomme gras / déboule dans ma chambre / {…} Vous avez été très ridicule l’année dernière, on vous le fera sentir» . Pour retrouver le sourire, un «je suis venu ici / tout spécialement / te croiser par hasard / mais il n’y a pas de hasard / et je ne sais pas pourquoi / tu n’es pas là» . Pour la contrition, un «alors même que tu baises ailleurs que dans mon lit» . Et aussi de la douceur, du sexe, de la violence, de la naïveté, de la divagation. Ce premier livre du poète musicien lausannois Stéphane Blok est délicieusement à part. Il est désorganisé, parle de tout et de rien, et saute du coq à l’âme.

De bric et de Blok

De bric et de Blok
Petit recueil de poésie qui n’en est pas un: c’est un «roman difforme» selon l’auteur. Des mots décousus, des images dépareillées, des sentiments opposés. Et un ensemble en savoureuse barbe à papa, à picorer quand l’envie s’en ressent, au hasard des humeurs et du temps. Pour les gueules de bois, un «petit bonhomme gras / déboule dans ma chambre / {…} Vous avez été très ridicule l’année dernière, on vous le fera sentir» . Pour retrouver le sourire, un «je suis venu ici / tout spécialement / te croiser par hasard / mais il n’y a pas de hasard / et je ne sais pas pourquoi / tu n’es pas là» . Pour la contrition, un «alors même que tu baises ailleurs que dans mon lit» . Et aussi de la douceur, du sexe, de la violence, de la naïveté, de la divagation. Ce premier livre du poète musicien lausannois Stéphane Blok est délicieusement à part. Il est désorganisé, parle de tout et de rien, et saute du coq à l’âme.

Alinda Dufey
Vigousse

Les vibrations littéraires de Stéphane Blok

Les vibrations littéraires de Stéphane Blok
Musicien, auteur-compositeur, chanteur, Stéphane Blok est aussi poète et écrivain. Le Lausannois publie son premier livre, Les Illusions , où l’on retrouve son talent de dire le monde et ses vibrations.
Terrasse d’un café lausannois. On commence par parler de ce quartier, autour du Tunnel. Son quartier. «Un des seuls de Lausanne où on a l’impression d’être dans une grande ville.» Parce que l’on y sent une vie, de nuit comme de jour. Parce que l’on s’imprègne de la vibration du monde, cette force qui nourrit Stéphane Blok, sa musique, ses chansons, ses poèmes. Et, désormais, ce «roman difforme», premier livre qu’il vient de publier chez Bernard Campiche.
«Je suis enchanté de mettre un pied dans ce monde des imprimés. À l’heure où le disque explose, un bon vieux livre reste un très bel objet.» Premier livre mais pas premier texte. «J’ai déjà beaucoup écrit: pour des chansons, pour des chœurs, des scenarii, des nouvelles… C’est chouette, à quarante ans, d’officialiser tout ça.»
Ce livre, Les Illusions , il le qualifie de «roman difforme». «Je n’avais pas envie de l’appeler poème, alors que c’en est bien un… L’expression “roman difforme” indique qu’on peut le lire dans l’ordre, même si ce n’est pas une écriture narrative.» Après une ouverture au parfum biblique («C’est ainsi: un soir, puis un matin»), le lecteur plonge dans un tourbillon de rencontres, de déambulations, de sexe, d’amours, de violence parfois. Nous voici ballottés entre les illusions intérieures et extérieures, celles qui nous assaillent tous les jours. D’où ces références à la publicité et à la pornographie, illusions par excellence. D’où aussi des mots crus, des scènes trash. «Mais le monde qui nous entoure est bien plus dur que ça», relève Stéphane Blok.
«Rien d’intello»
Ce qui séduit avant tout dans Les Illusions , c’est le travail sur le rythme, sur la sonorité de la langue. «L’aube fraîche et bleue. Le premier rayon impact arrive et réchauffe instantanément le bout de bras de main de visage point de contact l’eau cachée jusqu’alors brille d’un coup plie la feuille verte les herbes tout autour scintillent.» Ailleurs, les vers prennent la forme d’aphorismes: «Le monde a surtout ceci de mystérieux / ce qu’il a d’explicable.» Ou de sentences défiinitives: «Stop / Boire de l’eau douce pour ne pas mourir.»
«J’ai eu envie de jouer avec la matière des mots pour générer des émotions», explique Stéphane Blok. En utilisant différentes formes poétiques (le haïku par exemple), en travaillant par échos, par confrontations. «Il y a un travail de construction, une architecture, mais ça n’a rien d’intello. C’est plus une recherche de sensation.» Un travail de longue haleine: le texte a été commencé il y a une dizaine d’années, avant d’être «mis au frigo» puis présenté à Gilbert Salem, écrivain et journaliste. Qui l’a encouragé, conseillé.
Briser les formes
Aux Illusions , Stéphane Blok a ajouté Le Journal d’Erik Suger , écrit pour le film Ixième, journal d’un prisonnier , coréalisé en 2003 avec Pierre-Yves Borgeaud (Léopard d’or à Locarno) et Biographie , «un petit poème qui dit comment nous sommes déterminés par nos codes d’accès, nos PIN, nos cartes bancaires, nos polices d’assurance… Je pense que ces trois textes donnent un bon reflet de ma manière d’écrire. Ces trois formes sont dissemblables, mais cousines.»
S’il entend bien continuer dans cette nouvelle voie («écrire pour un livre, c’est une autre qualité d’instant»), Stéphane Blok ne laisse pas la musique de côté. Il vient de créer un projet solo, au 2.21, Chants d’entre les immeubles , qui devrait bientôt partir en tournée. Pas question en revanche de s’enfermer à nouveau dans le format «disque de chansons». Travailler pour le théâtre contemporain ou avec le contrebassiste Léon Francioli l’ont encouragé dans son refus des cadres établis. «J’ai envie de chercher, de générer des émotions. Et toutes les formes le permettent.»

Les vibrations littéraires de Stéphane Blok

Les vibrations littéraires de Stéphane Blok
Musicien, auteur-compositeur, chanteur, Stéphane Blok est aussi poète et écrivain. Le Lausannois publie son premier livre, Les Illusions , où l’on retrouve son talent de dire le monde et ses vibrations.
Terrasse d’un café lausannois. On commence par parler de ce quartier, autour du Tunnel. Son quartier. «Un des seuls de Lausanne où on a l’impression d’être dans une grande ville.» Parce que l’on y sent une vie, de nuit comme de jour. Parce que l’on s’imprègne de la vibration du monde, cette force qui nourrit Stéphane Blok, sa musique, ses chansons, ses poèmes. Et, désormais, ce «roman difforme», premier livre qu’il vient de publier chez Bernard Campiche.
«Je suis enchanté de mettre un pied dans ce monde des imprimés. À l’heure où le disque explose, un bon vieux livre reste un très bel objet.» Premier livre mais pas premier texte. «J’ai déjà beaucoup écrit: pour des chansons, pour des chœurs, des scenarii, des nouvelles… C’est chouette, à quarante ans, d’officialiser tout ça.»
Ce livre, Les Illusions , il le qualifie de «roman difforme». «Je n’avais pas envie de l’appeler poème, alors que c’en est bien un… L’expression “roman difforme” indique qu’on peut le lire dans l’ordre, même si ce n’est pas une écriture narrative.» Après une ouverture au parfum biblique («C’est ainsi: un soir, puis un matin»), le lecteur plonge dans un tourbillon de rencontres, de déambulations, de sexe, d’amours, de violence parfois. Nous voici ballottés entre les illusions intérieures et extérieures, celles qui nous assaillent tous les jours. D’où ces références à la publicité et à la pornographie, illusions par excellence. D’où aussi des mots crus, des scènes trash. «Mais le monde qui nous entoure est bien plus dur que ça», relève Stéphane Blok.
«Rien d’intello»
Ce qui séduit avant tout dans Les Illusions , c’est le travail sur le rythme, sur la sonorité de la langue. «L’aube fraîche et bleue. Le premier rayon impact arrive et réchauffe instantanément le bout de bras de main de visage point de contact l’eau cachée jusqu’alors brille d’un coup plie la feuille verte les herbes tout autour scintillent.» Ailleurs, les vers prennent la forme d’aphorismes: «Le monde a surtout ceci de mystérieux / ce qu’il a d’explicable.» Ou de sentences défiinitives: «Stop / Boire de l’eau douce pour ne pas mourir.»
«J’ai eu envie de jouer avec la matière des mots pour générer des émotions», explique Stéphane Blok. En utilisant différentes formes poétiques (le haïku par exemple), en travaillant par échos, par confrontations. «Il y a un travail de construction, une architecture, mais ça n’a rien d’intello. C’est plus une recherche de sensation.» Un travail de longue haleine: le texte a été commencé il y a une dizaine d’années, avant d’être «mis au frigo» puis présenté à Gilbert Salem, écrivain et journaliste. Qui l’a encouragé, conseillé.
Briser les formes
Aux Illusions , Stéphane Blok a ajouté Le Journal d’Erik Suger , écrit pour le film Ixième, journal d’un prisonnier , coréalisé en 2003 avec Pierre-Yves Borgeaud (Léopard d’or à Locarno) et Biographie , «un petit poème qui dit comment nous sommes déterminés par nos codes d’accès, nos PIN, nos cartes bancaires, nos polices d’assurance… Je pense que ces trois textes donnent un bon reflet de ma manière d’écrire. Ces trois formes sont dissemblables, mais cousines.»
S’il entend bien continuer dans cette nouvelle voie («écrire pour un livre, c’est une autre qualité d’instant»), Stéphane Blok ne laisse pas la musique de côté. Il vient de créer un projet solo, au 2.21, Chants d’entre les immeubles , qui devrait bientôt partir en tournée. Pas question en revanche de s’enfermer à nouveau dans le format «disque de chansons». Travailler pour le théâtre contemporain ou avec le contrebassiste Léon Francioli l’ont encouragé dans son refus des cadres établis. «J’ai envie de chercher, de générer des émotions. Et toutes les formes le permettent.»

Éric Bulliard
La Gruyère

Stéphane Blok rejoint la famille de l’éditeur Bernard Campiche qui publie, avec Les Illusions , un livre inclassable, désabusé mais à fleur de peau. En trois volets – Les Illusions , roman «difforme et trashy», Le Journal d’Erik Suger et Biographie , poème –, le musicien et poète lausannois prouve que son univers sonore tient la route par écrit. Même décousu, même minimaliste et absurde, il se dégage de ce volume assez de fougue pour que seule sa fulgurance poétique, acide et mélancolique, laisse sa trace.

Stéphane Blok rejoint la famille de l’éditeur Bernard Campiche qui publie, avec Les Illusions , un livre inclassable, désabusé mais à fleur de peau. En trois volets – Les Illusions , roman «difforme et trashy», Le Journal d’Erik Suger et Biographie , poème –, le musicien et poète lausannois prouve que son univers sonore tient la route par écrit. Même décousu, même minimaliste et absurde, il se dégage de ce volume assez de fougue pour que seule sa fulgurance poétique, acide et mélancolique, laisse sa trace.

Isabelle Falconnier
L'Hebdo