Zéro positif

Genre
Roman
Année de parution
1992
ISBN
2-88241-037-9
Nb. de pages
350

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Revue de presse
1

…La narratrice, qui se prénomme Laurence et dont on sait qu’elle a vaguement travaillé en qualité de journaliste, avant de se retrouver «femme au foyer», oisive et mal dans sa peau, tisse avec une impatiente constance, sa toile de Pénélope, constituée des petits riens qu’elle arrache au néant du quotidien, cela pendant que son cher et tendre joue consciencieusement son rôle d’Ulysse laborieux.
…Avec un don d’écrivain tout à fait remarquable, Anne-Lise Grobéty nous paraît avoir réussi une chronique douce-amère, dont les meilleurs moments sont probablement ceux où, délaissant quelque temps le récit narcissique de son personnage, elle se met à dessiner ceux qui l’entourent. Silhouettes esquissées, certe, que les figures de la belle-mère socialiste, du jeune violoncelliste gentil à faire bâiller, de l’amie de celui-ci, de la pianiste de province, des politicards et de tous ceux qui apparaissent dans Zéro positif. Mais l’observatrice est aiguë, son oreille capte parfaitement les tournures du langage parlé, au fil des pages, ainsi, l’on voit se déployer une frise de personnages stylisés, qui sont plus que les caricatures débiles du cinéma helvétique, sans atteindre encore à la chair ni l’épaisseur de créatures vivantes.
Il nous reste, aussi bien de Zéro positif un sentiment profond de tendresse et d’amertue mêlée, que l’art de l’auteur a été de tenir en suspens tout au long de la fuite du temps.

…La narratrice, qui se prénomme Laurence et dont on sait qu’elle a vaguement travaillé en qualité de journaliste, avant de se retrouver «femme au foyer», oisive et mal dans sa peau, tisse avec une impatiente constance, sa toile de Pénélope, constituée des petits riens qu’elle arrache au néant du quotidien, cela pendant que son cher et tendre joue consciencieusement son rôle d’Ulysse laborieux.
…Avec un don d’écrivain tout à fait remarquable, Anne-Lise Grobéty nous paraît avoir réussi une chronique douce-amère, dont les meilleurs moments sont probablement ceux où, délaissant quelque temps le récit narcissique de son personnage, elle se met à dessiner ceux qui l’entourent. Silhouettes esquissées, certe, que les figures de la belle-mère socialiste, du jeune violoncelliste gentil à faire bâiller, de l’amie de celui-ci, de la pianiste de province, des politicards et de tous ceux qui apparaissent dans Zéro positif. Mais l’observatrice est aiguë, son oreille capte parfaitement les tournures du langage parlé, au fil des pages, ainsi, l’on voit se déployer une frise de personnages stylisés, qui sont plus que les caricatures débiles du cinéma helvétique, sans atteindre encore à la chair ni l’épaisseur de créatures vivantes.
Il nous reste, aussi bien de Zéro positif un sentiment profond de tendresse et d’amertue mêlée, que l’art de l’auteur a été de tenir en suspens tout au long de la fuite du temps.

Jean-Louis Kuffer
24 Heures