José (Joselito)

Auteur
Genre
Roman
Année de parution
1991
ISBN
2-88241-024-7
Nb. de pages
148
Stock
Épuisé

Revue de presse
1

Fils d’émigrés espagnols employés à la conciergerie d’un bloc locatif de la banlieue genevoise, José, 9 ans, qui n’aime pas qu’on l’appelle Joselito et donne des coups de poing à proportion de son cuisant besoin de tendresse, vit un arrachement que des milliers d’enfants connaissent en Suisse par les temps qui courent, lié à l’émigration et au choc des cultures…
…De ce difficile et beau sujet, Hubert Auque a su tirer un texte qui échappe à la fois au «premier degré» du naturalisme social et à la parodie du langage enfantin. Si les raisonnements de José frisent ici et là le code de la crédibilité, ses notations plus concrètes sur la vie qu’il menait en Espagne, entre sa chère Abuelita et le père de remplacement qu’a été pour lui son oncle Juan, et sur sa problématique réinsertion dans sa «vraie» famille, auprès d’un petit frère qu’il lui reste à adopter, se trouvent modulées par une voix dont la justesse s’impose au fil des pages.
…Ce qu’il y a de particulièrement original dans ce livre, c’est qu’Hubert Auque ressaisit l’apprentissage affectif de José à fleur de langage. Malgré tout ce que le passage d’une langue à l’autre peut avoir de déstabilisant, José mûrit en exprimant son désarroi et sa révolte: ce qu’il perd d’un côté et ce qu’il lui faut conquérir de l’autre, avec les mots pour seul repère.

Fils d’émigrés espagnols employés à la conciergerie d’un bloc locatif de la banlieue genevoise, José, 9 ans, qui n’aime pas qu’on l’appelle Joselito et donne des coups de poing à proportion de son cuisant besoin de tendresse, vit un arrachement que des milliers d’enfants connaissent en Suisse par les temps qui courent, lié à l’émigration et au choc des cultures…
…De ce difficile et beau sujet, Hubert Auque a su tirer un texte qui échappe à la fois au «premier degré» du naturalisme social et à la parodie du langage enfantin. Si les raisonnements de José frisent ici et là le code de la crédibilité, ses notations plus concrètes sur la vie qu’il menait en Espagne, entre sa chère Abuelita et le père de remplacement qu’a été pour lui son oncle Juan, et sur sa problématique réinsertion dans sa «vraie» famille, auprès d’un petit frère qu’il lui reste à adopter, se trouvent modulées par une voix dont la justesse s’impose au fil des pages.
…Ce qu’il y a de particulièrement original dans ce livre, c’est qu’Hubert Auque ressaisit l’apprentissage affectif de José à fleur de langage. Malgré tout ce que le passage d’une langue à l’autre peut avoir de déstabilisant, José mûrit en exprimant son désarroi et sa révolte: ce qu’il perd d’un côté et ce qu’il lui faut conquérir de l’autre, avec les mots pour seul repère.

Jean-Louis Kuffer
24 Heures