Le Chef de Gare

Auteur
Genre
Roman
Année de parution
1999
ISBN
2-88241-088-3
Nb. de pages
230

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Revue de presse
2

Pour l’essentiel, ce nouveau roman se situe en bordure du chemin de fer reliant la plaine du Rhône au massif du Mont-Blanc: «En amont, les territoires de l’enfance, protégés par de puissantes barrières de roche. En aval, le monde dans lequel l’enfant se faisant adulte va basculer un jour.» Ce dernier, simplement désigné comme «l’enfant», cherche sa place dans un monde qui n’est pas à sa taille et se heurte aux personnages hiératiques, qui en assurent l’ordre. Le père et la mère.
Mais aussi le chef de gare. Ou ce juge de paix qui l’initie aux ruses de l’échiquier. Les jeux ont ici une importance capitale. Train miniature, cartes, flipper, ou «jeux interdits» à l’ombre d’une cave: à travers eux l’enfance se vit et se perd.
On joue et on est joué: cette ambiguïté maintenue d’un bout à l’autre du roman lui donne sa force. Agencé comme un jeu de piste dans une forêt de signes, Le Chef de gare évoque avec un art subtil cet effondrement intérieur d’une enfance qui semblait ne jamais devoir finir, et qui s’achève pourtant.

Pour l’essentiel, ce nouveau roman se situe en bordure du chemin de fer reliant la plaine du Rhône au massif du Mont-Blanc: «En amont, les territoires de l’enfance, protégés par de puissantes barrières de roche. En aval, le monde dans lequel l’enfant se faisant adulte va basculer un jour.» Ce dernier, simplement désigné comme «l’enfant», cherche sa place dans un monde qui n’est pas à sa taille et se heurte aux personnages hiératiques, qui en assurent l’ordre. Le père et la mère.
Mais aussi le chef de gare. Ou ce juge de paix qui l’initie aux ruses de l’échiquier. Les jeux ont ici une importance capitale. Train miniature, cartes, flipper, ou «jeux interdits» à l’ombre d’une cave: à travers eux l’enfance se vit et se perd.
On joue et on est joué: cette ambiguïté maintenue d’un bout à l’autre du roman lui donne sa force. Agencé comme un jeu de piste dans une forêt de signes, Le Chef de gare évoque avec un art subtil cet effondrement intérieur d’une enfance qui semblait ne jamais devoir finir, et qui s’achève pourtant.

Michel Audétat
L’Hebdo

…Imperceptiblement, Armen Godel sème ses territoires de signes. Réseau ferroviaire, jeux de signes enfantins, fragments intercalés d’un conte oriental, celui du «petit voleur». C’est là toute la séduction de ce roman faussement candide. L’écriture souple, précise, sobre, travaille le sens par strates, par infimes rajouts, tout comme s’exerce la perception enfantine du monde, donc du temps…

…Imperceptiblement, Armen Godel sème ses territoires de signes. Réseau ferroviaire, jeux de signes enfantins, fragments intercalés d’un conte oriental, celui du «petit voleur». C’est là toute la séduction de ce roman faussement candide. L’écriture souple, précise, sobre, travaille le sens par strates, par infimes rajouts, tout comme s’exerce la perception enfantine du monde, donc du temps…

Jacques Sterchi
La Liberté